RDC : Quatre anciens élus du Maï-Ndombe réclament leurs droits après leur éviction

Quatre anciens ministres de la province du Maï-Ndombe, révoqués lors du remaniement gouvernemental du 5 décembre 2025, ont officiellement interpellé le gouverneur Nkoso Kevani Lebon. Dans une lettre datée de cette semaine, ils exigent le règlement intégral de leurs arriérés de salaire et indemnités, dénonçant par ailleurs les conditions de leur éviction et une transition exécutive qu’ils jugent confuse.
Les signataires Pascal Ndondo Lenkyo, Jeannette Ntanga Mimiongo, le Dr Nickel Bokwonimbo Monkwomo et Roger Mangi Beseko affirment avoir été démis de leurs fonctions sans consultation ni notification préalable. Certains indiquent même avoir appris leur remplacement alors qu’ils étaient en mission officielle pour le compte de la province.
Dans leur courrier, les anciens membres de l’exécutif provincial pointent l’absence de procédure de remise et reprise formelle. Cette situation aurait conduit, selon eux, à un chevauchement des rôles préjudiciable à l’administration publique, certains ministres sortants continuant d’exercer des attributions tandis que leurs successeurs étaient déjà en poste.
« N’est-ce pas que gérer, c’est prévoir ? », interrogent-ils, suggérant que le remaniement aurait dû prendre en compte les capacités budgétaires réelles de la province avant d’être engagé.
Le cœur de leur réclamation porte sur des droits financiers qu’ils estiment impayés. Les quatre anciens ministres demandent :
· Le paiement de six mois d’arriérés de salaire ;
· Le versement de six mois d’indemnités de sortie ;
· Le règlement de six mois de frais d’installation non perçus ;
· Le remboursement de quatre mois de loyer.
Ils ont fixé un ultimatum de trois jours au gouvernorat pour satisfaire leurs demandes, faute de quoi ils se disent déterminés à saisir les instances compétentes pour faire valoir leurs droits.
Cette mise en demeure met en lumière les défis logistiques et financiers pouvant accompagner les changements au sein des gouvernements provinciaux. Elle place l’administration du gouverneur Lebon face à une exigence de régularisation rapide, sous peine de voir le différend s’étendre sur la scène administrative ou juridique.
Aucune réaction officielle du cabinet du gouverneur de la province du Maï-Ndombe n’a encore été communiquée concernant cette réclamation. L’affaire soulève des questions sur les mécanismes de transition et le respect des engagements contractuels envers les hauts fonctionnaires provinciaux en République Démocratique du Congo.



